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Ma vie de balochard



Je me souviendrai toujours de mon premier bal, c’était au Neptune à Berven dans le Finistère

Nous sommes partis le vendredi soir à minuit, et j’ai vraiment eu du mal à dormir dans les couchettes du camion (je m’y habituerai très vite par la suite). Nous sommes donc arrivé vers 12h, j’étais réveillé depuis longtemps, nous sommes allez grignoter puis nous avons attaqué le matos, je commençais mes classes et tout en apprenant le jargon technique, Serge le chauffeur surnommé « le petit gros de la plaine » qui roulait les « r » façon quercynoise m’expliquait comment porter les flight, installer les gros projecteurs Robert Juliat et Crémer, disposer les pieds à crémaillère, choisir les gélatines de couleur, câbler, et m’appris sommairement à me servir de la console d’éclairage qu’avait fabriqué mon frère. Les boutons poussoirs étaient des interrupteurs domestiques, que l’on trouve un peu partout dans une maison, servaient à créer des jeux de lumière. C’est souvent qu’avec la transpiration, je prenais une décharge électrique car, à l’époque ce n’était pas du 12V mais bel et bien du 240V que j’avais au bout des doigts… les câbles qui partaient de la console étaient confinés dans …un tuyau d’arrosage, si si…La console était en plexi et l’on pouvait tout voir à l’intérieur surtout les énormes étincelles. Il y avait une espèce de structure en acier autour et au dessus de moi et ou étaient installés des projecteurs 1000w équipés de lampe épiscope Philips dont je pouvais régler la focale à l’aide d’une grosse molette et que je dirigeai sur les musiciens, il y en avait même un qui me servait de poursuite mais il ne fallait pas s’aventurer à les toucher sous peine de brûlures. Nous avions, à l’époque des tenues « folkloriques » une chemise imitant le drapeau américain et un pantalon blanc, ça c’est Jacques qui l’imposait. La sono était de marque Altec Lansing dont la moitié des gamelles étaient HS, des amplis italiens Semprini et Géloso, les micros étaient des Shure prologue, il y avait une chambre d’écho à ressort de marque Binson qui pesait un max. Quand aux claviers, c’était le fameux orgue Eminent pour lequel il fallait être quatre pour le déplacer, le bassiste Bob avait un ampli et baffle double corps Ampeg et une basse Fender jazz bass, Pépino, le guitariste avec sa stratoy, avait, lui, un ampli MI (music industrie) blanc avec ses fameuses pédales dont il avait caché le transfo dans une boîte à thé qu’il’ a toujours du reste, (très conservateur ce Pépino) et les pieds de micro étaient en fonte ! Non, je plaisante…pour les pieds. Sans oublier Jacques le chef, the famous trumpet et les filles, Dany la très jolie chanteuse surnommée « mamy » car c’était la plus vieille d’entre nous et la sulfureuse danseuse en cage Sylvie une bombasse blonde, super adorables toutes les deux. Je ne voudrais pas qu’on oublie qu’à cette époque les séquences et les playbacks n’existaient pas, Cqfd. C’était vraiment du live de chez live ! Et bien sûr, on pouvait entendre de nombreux « pains » suivant les soirées, lorsque par exemple on faisait l’apéro qui durait quelquefois une bonne paire d’heures suivant le comité des fêtes (surtout dans le sud). Et comme dirait Ricoune de Palavas  « ici, le pastaga c’est la tradition, peuchère » !!!

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Septembre 2008


  1. Pierrot(chanteur) Tarzan (batteur) moi, Jo Ricci (chanteur) Tony (trompette) Jay (chanteur, technicien vidéo)



 



 

Alors là, il va y avoir un sacré chapitre, car j’en ai connu un wagon de ces gens là

On va commencer chronologiquement, nous sommes en 1977 et c’est donc avec Jo Ricci un super chanteur d’origine italienne qui, depuis a créer son orchestre, que je vais débuter. Au début, je le craignais un peu car étant timide, il me faisait souvent rougir quand il me disait devant tout le monde : « alors Bernard, combien de fois tu te branle par jour ?» ou quand dans la cabine du camion, il nous rejoignait quand il se réveillait en passant par le soufflet qui séparait l’habitacle de l’avant, en slip moulant, il s’asseyait entre le chauffeur et moi et commençait à sortir sa queue et se branlait comme si de rien n’était !Le chauffeur était mort de rire et moi je me rouge de honte, me demandais ou j’étais tombé !Il est de petite taille mais une anatomie parfaite avec les tablettes de chocolat, car il pratiquait la boxe française, il était fier de son corps et pouvait faire le grand écart ce qui nous bluffer tous et en plus assez beau gosse.

Et il est bien connu que la plupart des chanteurs avaient la côte auprès des filles et donc n’avait pas de mal à chaque fin de soirée de s’éclipser avec celle qu’il avait choisi. Il disait toujours : « les plus fraîches qui arrivent les premières, repartent toujours les dernières ».C’est vrai que sur scène, il bougeait beaucoup et, souvent se retrouvait torse nu, ce qui impressionnait les nanas en bas de la scène

C’était un champion de flipper, au PC, le restaurant Combroux à Masclat, on jouait l’apéro au flip, et il gagnait sans arrêt, il était trop fort. Même au foot, il assurait et ce n’était pas le dernier à faire des gags, pitreries et autres conneries…quel ‘bouc’ entrain !

Un soir au cours d’un repas, je m’éclipsais aux toilettes, il y avait des bouchées à la reine, et je revins m’asseoir, Jo étais à côté de moi, et me semblait bizarre, et après avoir dégusté ma bouchée, tout le monde s’esclaffa, Jo me dit :

  • alors, c’était bon,
  • oui pourquoi ?
  • les champignons aussi ?
  • qu’est ce que t’a fait comme connerie encore ?

Il avait remplacé les champignons par des boulettes de papier qu’il avait découpé dans la nappe et mélangé dans la sauce de la bouchée et bien sûr, j’avais tout mangé, sans m’en rendre compte…un autre jour, toujours au restau, il partit aux toilettes, et le pianiste attendait son tour devant la porte, Jo avait trouvé le moyen de s’extirper des WC par la petite fenêtre et était revenu s’asseoir à table comme si de rien n’était…Bernard (le pianiste) n’arrêter pas de crier à la porte insistant sur la poignée qui était évidemment fermée de l’intérieur.

– Jo, oh ! Allez dépêche toi, j’en peu plus moi !

Et bien sûr personne ne répondais, et lorsque, dépité il revint à table il vit Jo, tranquillement entrain de manger…C’était les plans de Jo. Il avait également un grand complice jean louis Siau dit « Tarzan » le batteur dont je vous parlerai également un peu plus tard.

 

A suivre…

 


Contrairement à pas mal de collègues, je n’ai pas eu à faire à de nombreux chefs d’orchestre durant mon parcours de balochard, et je détiens même un record car je suis resté presque 17 ans chez TB l’orchestre de Jacques…eh oui et beaucoup me demandent comment j’ai tenu !

Je vais donc vous parler de celui-ci.

Il m’a tout appris, lorsque je suis rentré chez lui, je ne buvais pas, ne fumais pas, et ne baisais pas. Il m’a appris le respect, les valeurs du travail, qu’on avait rien sans rien…un jour s’apercevant que j’avais de l’oreille il décida d’acheter une console de son pour la façade (auparavant c’était lui qui régler de la scène) et c’est comme ça que j’ai débuté, ça n’a pas été facile tous les jours au début mais je m’y suis mis à fond.

A vrai dire, je n’ai jamais vraiment eu de gros problèmes avec lui, mis à part quelques prises de bec. C’est vrai que c’est un mec dur, dur au travail, dur avec lui-même. Il faut dire qu’il n’est parti de rien et qu’aujourd’hui c’est un des plus grands orchestres de variétés en France.

Je me souviens lorsque je suis rentré chez lui, je venais en semaine, le mercredi pour lui donner un coup de main au secrétariat et je faisais même la nounou pour son fils Stéphane dit « Le Bout’s » lequel a à cette époque, devait avoir 4 ans. Ca me faisait un peu de thunes. M la femme de Jacquestravaillais à la SECU à cahors.

La table de sa cuisine servait de bureau et pendant que Jacques partais prospecter sur la route avec sa vieille deuche 3 vitesses ! Moi, je collais des dizaines et des dizaines de timbres avec un bout d’éponge sur des enveloppes marron avec la pub de l’orchestre à l’intérieur, et écrivais les adresses des comités des fêtes de chaque département. Et vers 16h lorsque le Bout’s se réveillai, je le faisais goûter, il avait déjà un sacré caractère le bougre, ça promettait !

Au début de l’été en 1978, nous faisions des bals à notre compte dans la région, des bals payants et ça c’était quelque chose croyez moi ! Il avait loué un mégaphone qu’on avait installé sur la deuche et nous parcourions tous les campings du coin et en les traversant et annoncions la soirée qui se déroulait généralement dans un village voisin, et comme la plupart des campings, il y avait beaucoup d’étrangers, notamment des hollandais et beaucoup d’anglais et déjà que le son du mégaphone était nasillard, nous annoncions bien évidemment la soirée en français et nous vîmes les gens nous faire signe non du doigt ou montraient leurs oreilles…car ils ne comprenaient rien…tu m’étonnes !

Et le soir venu, on pouvait compter les gens sur les doigts de la main…c’était souvent des gros bides. On a même joué sur les berges de la Dordogne, sur les galets, les musiciens prenaient le jus tellement c’était humide, c’était à Vitrac.

Je me souviens qu’on réclamait des roulettes pour les caisses car il n’y avait pas encore de flight, c’était trop cher, il nous répondait : « les roulettes c’est fait pour les fainéants » en plus le camion n’était pas équipé de haillon et le matos était lourd.

Je me souviendrai toujours de son look particulier lorsque nous répétions le vendredi, survêtement foncé et…chaussures de ville. C’était rigolo.

Les répétitions avaient lieu à Masclat dans une vieille maison de village dans laquelle on mourrait de froid l’hiver et il valait mieux arriver à l’heure, à 9h en l’occurrence car Jacques nous passait un savon, je vous dis que ça ! Surtout lorsque c’était moi qui habitait à 30 bornes et que certains musiciens venaient de Marseille ou de Paris étaient déjà là depuis longtemps.

Ah ces répétitions, c’était quelque chose ! Jacques tenait absolument à ce que j’enregistre chaque morceau. J’étais dans une pièce à côté séparé par des vitres, je disposais d’une console 24 voies Montarbo, avec chambre d’écho incorporée, un vieux EQ et les écoutes, c’était carrément un château Montarbo de chaque côté. Pour l’enregistrement j’avais un Revox A77 4 pistes et lorsque le morceau était terminé les musiciens me rejoignaient et venaient écouter leur « œuvre » surtout quand il y avait des pains…Mais ce fus une bonne chose pour moi et pour eux, car ce travail se ressentait sur scène.Jacques faisait tout dans l’orchestre, il s’occupait des répés, du camion, du matos, des déclas et il conduisait souvent car il aimait ça.

Il était, et, est toujours très commercial, l’été lorsqu’on se préparer à partir en tournée, on chargeait les soutes du camion de caisses de Cahors…que l’on sortait pour les réveillons à la fin du bal et on se retrouvait souvent avec 2gr avant de rejoindre les couchettes et d’embrasser le comité ravi, qui souvent signait le contrat avec Jacques pour l’an prochain. Il nous disait aussi d’essayer de « choper » des nanas du comité car c’était un atout supplémentaire pour revenir dans le village l’année d’après…ce qui du reste arrivait relativement souvent car nous étions trois ou quatre chaud lapin. Et quand on ne revenait pas jouer au même endroit, il nous disait (en plaisantant) qu’on n’était pas des super coups.

J’aurais l’occasion de revenir sur lui dans ce blog.


Alors celle là, celle là, elle est énorme…l’anecdote, quoiqueue !

Je vivais à côté de Sarlat en Périgord, aux Presses plus exactement, à la campagne dans une petite ferme isolée de tout, je venais d’avoir 30 ans et je faisais souvent la fête étant donné que je vivais seul. Ce jour là, un vendredi, nous devions partir avec l’orchestre à 2h comme c’était souvent le cas. Nous avions rendez vous à Masclat, le fief de mon chef d’orchestre Jacques. Il y avait quand même une trentaine de bornes.

Mais ce soir là j’avais commencé à faire l’apéro très tôt avec mes amis sarladais, car là aussi, il y avait une sacrée équipe de fêtards, nous avions fait « la tournée des grands ducs » et terminèrent chez mon ami restaurateur Frank par un repas, qui, comme à son habitude fus copieusement arrosé. Il commençait à se faire tard, il était déjà 23h et je décidais donc de les quitter pour aller me reposer un peu et préparer mes affaires.

Arrivé à la maison, j’allumais la télé et l’alcool faisant son effet, je m’endormi rapidement…

Lorsque soudain je me réveillai d’un coup, je cherchais l’heure le cœur battant et regarda à deux reprises la pendule tout en me frottant les yeux…mon dieu, il était déjà 1h15, j’avais une demi heure de route, bref, j’étais carrément à la bourre et mon sac n’était pas prêt, d’autant plus qu’il fallait que je repasse ma chemise blanche à col cassé car nous avions une soirée privée le lendemain !

Je pris rapidement une douche et, nu, je dépliai la planche à repasser, brancha le fer et pendant que celui-ci chauffait, je rangeai pèle mêle mon nécessaire de toilette et autres fringues dans ma valise.

Le fer étant enfin chaud, je disposai ma chemise sur le planche et commença à faire de brefs et rapides va et vient sur celle-ci quand tout à coup, la planche étant à la hauteur de mes parties intimes, mon sexe, avec le déhanchement, alla se vautrer sur la planche et là, soudain, m’égosillant d’un terrible hurlement, je m’aperçu que je venais de me repasser la queue…

Je balançai le fer qui tomba sur la moquette, obligé vite de le ramasser, car celle-ci commençait à sentir le roussi tout en me tenant délicatement le sexe qui lui aussi dégageait une odeur de chair brulée, j’avais trop mal, c’était l’horreur, je m’étais brûlé juste le bout du gland mais cela me faisait très mal, je me dirigeai alors dans la salle de bain, et passai tant bien que mal, le bout de mon sexe sous un filet d’eau froide qui commença à me soulager un peu. Je n’avais pas de biafine, ni autre remède, alors je suis allé dans la cuisine et m’accapara du beurre dans le réfrigérateur pour me badigeonner le gland (remède de grand-mère) et l’entoura avec un kleenex. Je m’habillai tant bien que mal, pris mes affaires, éteignis les lumières, ferma à clé la maison, balançait ma valise sur la banquette arrière et démarra la voiture rapidement tout en me protégeant le sexe avec la main. Le voyage ne fut pas de tout repos.

J’arrivais enfin, tout le monde m’attendait, j’avais un quart d’heure de retard, je ne faisais pas le beau et avait trop honte de raconter ce qui m’étais arrivé à Jacques.

Je rejoignais les musiciens dans l’habitacle et décidais de raconter mes péripéties à Evelyne, mon amie la chanteuse, qui éclata de rire ainsi que toute la galerie. J’étais la risée de tous et ne me croyaient pas. J’amenai Evelyne dans les couchettes pour lui montrer la « chose » et de nouveau s’esclaffa, en disant aux autres sceptiques que ce n’était pas des conneries, ce qui me faisait rire également. Elle me dit que dés que l’on trouvera une pharmacie demain matin, elle m’accompagnera car je ne pouvais pas rester comme ça !

Le matin de bonne heure donc, elle me réveilla car le chauffeur avait stationné le camion dans un village devant une pharmacie, et nous voilà parti. Nous entrâmes, Evelyne était tellement morte de rire que des larmes coulaient le long de ses joues. Et la tête dans le cul, je commençais, en bafouillant, à expliquer à la pharmacienne ce qui c’était passé…elle aussi, se sentant gênée, eut un demi sourire qui en disait long. Elle me prescrit une pommade et antibiotique pour que ça guérisse rapidement…mais, tout être normalement constitué, a des érections plusieurs fois par jour, ça a donc mis un certain temps à guérir, vous voyez ce que je veux dire….Désormais, je ne repasse plus la queue à l’air, croyez moi !

 


 

Cette anecdote c’est déroulée dans un village du Gard, le bal se déroulait dans la cour de l’école c’était avec l’orchestre de Pascal P., nous avions un vieux bus Berliet dont la partie avant était équipée de sièges, celle du milieu de couchettes et au fond se trouvait le matos comme souvent c’était le cas dans de nombreux orchestres.Serge l’associé de Pascal et néanmoins frère, conduisait le bus, nous le guidions pour entrer dans la cour de l’école, c’était juste, quand soudain, le bus cala, après maintes reprises pour essayer de le redémarrer, il fallût se rendre à l’évidence…il était bel et bien en panne et, qui plus, coincé en plein milieu du portail, il n’y avait plus d’accès pour pénétrer dans la cour, et il était déjà 15h…Tant bien que mal, nous sortîmes le matos afin de l’installer rapidement, car il y avait un concours de chant vers 18h, et pendant que le mécano essayer de dépanner le bus, les gens commençaient à arriver et étaient obliger, pour pénétrer dans l’enceinte de l’école, de passer par les soutes du bus, au fond, et sortaient par la porte avant, en traversant nos couchettes, et l’on entendait les enfants qui disaient-«  Bah, ça pu la dedans ! » ou encore « il y a des animaux, maman, c’est un cirque? » et les parents  « mais comment font-ils pour dormir tous là dedans, c’est une honte ! »… Quelle honte ! Oui. Enfin vers 19h, le bus put enfin ressortir, ouf ! Mais ce n’est pas fini, loin de là…Le concours de chant se déroula plus ou moins bien avec toujours son lot de personnages hors du commun, qui essaient de chanter juste, mais même en trafiquant leur voix…il n’y avait rien à faire.Puis le bal prit le relais, et ne voilà t-il pas qu’un orage s’abat sur nous. Vite, les bâches, l’arrêt du bal et l’attente…la pluie ne cessant pas, nous décidâmes d’arrêter la soirée. Les gens se dispersèrent petit à petit et nous sommes allés boire un coup à la buvette sous le préau avec le comité, enfin …plusieurs coups.Puis vint l’heure de faire le matos avec la tête plus ou moins alcoolisée, Jérôme, dit le Jay chanteur et meilleur ami commença à péter un plomb, se mit nu et se scotcha avec du gaf un gant devant et un derrière ses fesses et commença à plier les fils de micro en chantonnant, comme si de rien n’était ! Quand à moi je me mis en caleçon et lui dit tout bas « on va faire un plan pour amuser la galerie, on va plonger dans la flaque, là  » en effet, j’avais remarqué que derrière la sono, à côté des loges, il y avait une grande flaque avec environ 20 à 25cm d’eau, je lui donc de me rejoindre, et voulant faire profiter tout le monde de ce gag, j’appelais les musiciens. Nous joignîmes nos mains, en nous accroupissant comme pour plonger et nous nous étalâmes dans la flaque en feignant de nager dans celle-ci , s’égratignant le ventre au passage…et c’est à ce moment là que les musiciens éclatèrent de rire, pas de notre pitrerie mais parce que ces enfoirés avaient pissé dans la flaque toute la soirée pendant le bal et ne nous avaient rien dit…nous étions dégoûtés et eux s’esclaffaient en nous ridiculisant.Puis nous rangeâmes le matos, j’étais préposé au chargement et je ne sais pas comment j’ai fait, mais à un moment donné, étant en équilibre en hauteur, je glissai et chutai sur un pied en acier de pont d’éclairage, c’est la cuisse qui avait pris, j’avais tellement mal, que j’en ai vomi (certainement que l’alcool n’y était pas pour rien), je pensais avoir la jambe cassée.

Très vite les musiciens m’emmenèrent à l’hôpital de Tarascon (imaginez le tableau, en caleçon trempé, les mains noires, je puais l’urine…l’horreur quoi ! et nous arrivâmes aux urgences, on m’emmena faire une radio, je n’avais rien ! mais lorsque les musiciens, qui n’arrêtaient pas de brancher les infirmières, vinrent me voir, éclatèrent de rire en entrant dans la salle car sur la porte était gravé le nom du docteur…Docteur Lebouc.

 


C’était au cours du chargement du camion après avoir plié tout le matos, il y avait encore tout le monde qui participait même les filles qui pliaient les micros et les fils ainsi que les pieds et les tenues de scène. Pour le chargement, il y avait toujours les mêmes, deux le plus souvent, qui se trouvaient à l’intérieur de la soute auxquels nous envoyions les caisses et les flight.Ce soir là, j’eu une super idée, en effet, nous avions des caisses en bois dans lesquelles nous mettions les petits baffles médium Montarbo relativement lourds car l’ampli était incorporé, ces caisses avaient un poids d’environ 60kg et je savais que Denis, le clavier qui était de petite taille et frêle pouvait en faisant un effort se loger dans cette caisse à la place des baffles. Ces boîtes étaient conçues de façon à ce que sur les côtés on trouvait des ouvertures pour permettre de soulever celles-ci car dans les baffles il y avait des espèces de poignées, ce qui permettait de passer les mains et de soulever le tout (la caisse et son baffle).C’est Pépino qui était le « chef » du matos avec Ricou le sax, et le chargement était d’une précision telle que chaque chose avait sa place respective. Je décidais donc avec la complicité de Denis et des autres musiciens d’installer celui-ci à l’intérieur de la caisse à la place du baffle et lui dit que lorsque l’on soulèvera et passera la boîte à Pépino et Ricou (il n’y avait pas de haillon) une fois que je dirais  « c’est bon ! » Au moment ou ils s’apprêteront à saisir la caisse, tu sortiras un bras de chaque côté et agitera tes mains en hurlant ! Il avait compris mais appréhender un peu quand même, nous le rassurions en lui disant que ça ne craignait rien du tout…c’est pour rigoler tout simplement…Pépino nous demanda évidemment la fameuse caisse qui, nous paraissant moins lourde, étions obligés de faire semblant de souffrir en la soulevant et lorsque celle-ci se situait à leur hauteur, je criais- « C’est bon ? » et là…Catastrophe !Denis sortit ses mains en les agitant comme un malade et cria si fort que Pépino et Ricou apeurés et tellement surpris lâchèrent la caisse qui alla s’écraser en bas du camion…nous sommes partis dans un fou rire, à en pleurer heureusement Denis n’avait rien et nous dit « putain vous faites chier, je savais que ça aller foirer ce plan de merde ».Denis était tout petit, mais lorsque il était assis à côté de moi je levais tête pour le regarder, ça m’a toujours fait rire, mais il n’est pas le seul, vous verrez plus tard !

 

 

 

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